
Le loueur estime que la marque utilisée pour les futures voitures en libre service imitent l'un de ses propres marques.
Alors que la Mairie de Paris peaufine son projet d'automobiles en libre service, sur le même modèle que les vélos déjà existant, les Velib', Europcar ronge son frein.
En effet, le loueur juge que la marque Autolib' imite sa propre marque "AutoLiberté" : celle-ci, lancée en 2001 en France, désigne un abonnement pour disposer d'une voiture à la carte.
En décembre 2009, deux jours avant le lancement de l'appel d'offre pour Autolib', Europcar avait donc attaqué en justice la Ville de Paris pour "contrefaçon" et "concurrence déloyale".
Débouté le 11 mars par le Tribunal de grande instance, le loueur fait appel de cette décision. Selon la mairie de Paris, le TGI "a considéré qu’il n’y avait pas d’acte de concurrence déloyale" car "la Ville n’a fait que suivre une logique intellectuelle de rattachement au service proposé sous la marque Velib (...) pour désigner des services similaires à ceux proposés pour les vélos aux utilisateurs d’automobiles".